Le stress, ça nous bouffe...
STRESS
Le stress ou tension nerveuse est le syndrome général d'adaptation. Ce mot signifie contrainte en anglais.
Le stress est un ensemble de réactions physiologiques (sueurs, accélération du c½ur et de la respiration)
et psychologiques (inquiétude, troubles du sommeil)
qui se manifestent lorsqu'une personne est soumise à un changement de situation. Plus simplement, le stress c'est une sensation que l'on éprouve lorsque l'on est confronté à une situation à laquelle on ne croit pas pouvoir faire face correctement. Il provoque un sentiment de malaise. C'est comme un réflexe de l'organisme qui agit contre les agressions extérieures. Cela va déclencher un ensemble de réactions nerveuses et hormonales.
Le stress peut permettre une mobilisation des forces physiques et mentales. Par exemple, l'élévation du rythme cardiaque et respiratoire (dû notamment à une décharge d'adrénaline) permet de mieux oxygéner les muscles ; c'est une réaction animale (préparation à la fuite ou au combat face à un danger). Mais il peut aussi faire perdre les moyens et nuire à l'action ; il s'agit probablement d'une autre réaction animale (camouflage impliquant l'immobilité).
Mais cette situation épuise l'organisme. Une situation prolongée de stress entraîne une fatigue et favorise l'apparition de maladies, notamment cardio-vasculaires ; le stress au travail est une des premières cause d'arrêt-maladie (surmenage, on parle parfois de burnout ou syndrome d'épuisement professionnel pour désigner une usure extrême au travail).
En fait, la notion de stress regroupe plusieurs notions :
-le changement, la cause extérieure provoquant la réaction, l'agent stressant ; on peut désigner ceci par les termes de « contrainte » ou de « pression nerveuse » ;
-la réaction d'adaptation à cette contrainte, que l'on peut désigner par le terme « tension nerveuse ».
On a l'habitude d'associer le stress à des situations créées par des relations humaines (passage d'un examen, conflit interpersonnel...) mais ce syndrome se manifeste pour tout changement : voyage (choc culturel, décalage horaire), changement climatique (par exemple lorsque l'on sort dans le froid), événement professionnel (licenciement, nouveau travail, changement d'équipe), événement familial ou sentimental (déménagement, mariage, divorce, naissance, décès, nouvelle rencontre, dispute), changement corporel (adolescence, ménopause)...
La première chose à faire pour mieux gérer ce stress, est de savoir d'où il vient. Une bonne chose à faire est de noter les déclencheurs de notre stress. Voici quelques sources du stress au travail:
-Surcharge ou manque de travail (trop ou pas assez de choses à faire).
-Trop ou pas assez de responsabilités.
-Insatisfaction du rôle ou des tâches actuelles.
-Mauvais environnement de travail (bruit, isolation, danger, etc.)
-Longues heures de travail, insécurité de l'emploi, voyages excessifs, absence de pause.
-Espoir de promotion limité, salaire minable.
-Problèmes avec les clients, à cause du patron, avec les collègues ou le personnel dirigé -par la personne.
-Discrimination à cause du sexe, de la race ou de la religion.
-Un trajet éprouvant, intrigues politiques.
-En second lieu, il faut se demander de quelle façon on peut éliminer ces déclencheurs ou au moins les limiter. On ne peut pas toujours éliminer les causes de notre stress ; dans ce cas, il faut faire un travail sur nous-même.
CRISE DE PANIQUE
Une Crise de panique (également appelée attaque de panique ou crise d'angoisse aiguë) est une période de peur et d'inconfort intenses, survenant typiquement de façon brutale et ne durant pas plus d'une trentaine de minutes. Les symptômes vont des frissons aux palpitations cardiaques en passant par des sueurs, nausée, souffle court, hyperventilation, des sentations de picotement (paresthésie) et l'impression d'étouffer (plus de détails ci-après sur les syptômes). Une crise de panique est cercle vicieux, en ceci que les symptômes mentaux et les symptômes physiques s'aggravent mutuellement.
Un patient ayant connu une attaque de panique peut être sujet à des rechutes. On diagnostique chez les patients souffrant d'attaques de panique régulières un "trouble panique".
Introduction
La plupart des patients sujets aux crises de panique rapportent une peur de mourir, peur de "devenir fou", ou de perdre le contôle de leurs émotions ou de leur comportement. Ces impressions très pénibles entrainent en général un besoin urgent de fuir l'endroit où l'attaque a commencé (réaction de "combattre ou fuir").
Dans la mesure où il ressent souvent des douleurs à la poitrine ou des difficultés respiratoires, le patient a l'impression que sa vie est en danger, ce qui provoque un recours fréquent aux services d'urgence (SAMU).
L'attaque de panique se distingue des autres formes d'anxiété par son caractère intense et brusque et sa nature épisodique. Les sujets souffrent souvent de troubles de l'anxiété autres, comme l'agoraphobie ou d'autres troubles psychologiques touchant à l'anxiété – encore que les attaques de panique ne soient pas un symptome de maladie mentale. Environ 10% de la population en général connait l'expérience d'une attaque de panique isolée par année, et une personne sur 60 environ est sujette à des troubles paniques pendant sa vie.
Les personnes phobiques peuvent faire l'expérience d'attaques de panique en réaction à une exposition à l'objet de leur phobie. Ces crises sont en général courtes et se résolvent lorsque l'exposition cesse.
L'anxiété chronique peut entraîner des situations où une crise succède immédiatement à une autre, suscitant un épuisement nerveux en quelques jours.
Symptômes:
Symptômes de la crise d'angoisse:
-malaise intense, à la fois psychique et physique
-sentiment d'angoisse sans raison
-sensation de catastrophe imminente
-peur intense
-peur de devenir fou ou de perdre le contrôle de soi
-peur de se suicider
-peur de mourir (d'un arrêt cardiaque, par exemple)
-diarrhée
-vomissements ou nausées
-sueurs froides
-bouffées de chaleur ou de froid
-palpitations, sensation de c½ur qui bat trop fort, douleur ou gêne dans la poitrine
-tremblements
-sensation d'étouffer, sensation d'étranglement
-vertiges, sensation d'évanouissement
-sentiment d'irréalité (déréalisation), ou d'être détaché de soi (dépersonnalisation)
-sensations d'engourdissement ou de picotements
Autres appellations:
attaque de panique
crise d'angoisse
trouble panique
Ce qui caractérise une attaque de panique est sa brutalité ; cela intervient sur une période de temps bien délimitée, de quelques minutes à quelques heures.
Une attaque de panique peut être spontanée, "pour rien", voire même réveiller brutalement quelqu'un qui dormait, ou bien être déclenchée par la confrontation avec l'objet d'une phobie, ou encore être la conséquence de la prise de certaines drogues, ou de certains médicaments.
Le trouble panique correspond à la répétition de ces attaques de panique ou à la crainte persistante de leur survenue.
Traitement
Le trouble panique est un problème bien réel mais il peut être contrôlé grâce à certains traitements de nature psychologique et physiologique. Les thérapies cognitivo-comportementales ont démontré leur efficacité quant au traitement du trouble panique. Elles visent à faire connaître au patient la nature des crises de panique ainsi que l'apprentissage de techniques permettant de mettre fin au processus menant à la panique.
La médication peut aussi être indiquée en cas de crise. Des anxiolytiques comme le lorazepam sont généralement prescrits à cet effet. Le simple fait que le patient ait cette médication en sa possession peut s'avérer anxiolytique et ainsi prévenir le développement d'une crise.
Causes
Il semble y avoir une certaine composante héréditaire dans le trouble panique. Toutefois, des personnes n'ayant pas d'historique familial de ce trouble peuvent le développer.
Des événements stressants, la consommation de drogues ou le contact avec un élément lié à une phobie peuvent contribuer au déclenchement d'une crise de panique.
Le TROUBLE DE L'ANXIETE
Le trouble de l'anxiété généralisée est défini comme étant l'anxiété et l'inquiétude excessives concernant plusieurs situations ou événements. Il se caractérise par la présence constante d'inquiétudes difficilement contrôlables.
Description
Dans une situation donnée, la personne entretient psychologiquement plusieurs scénarios négatifs, devient hypervigilante et très vulnérable aux stresseurs environnementaux.
Au niveau diagnosique, l'anxiété généralisée est caractérisée par:
-une anxiété et des inquiétudes ou des soucis excessifs survenant, de façon générale, tous les jours au cours d'une période d'environ six mois, à propos de certaines activités, (en particulier celles qui sont reliées à l'école pour les enfants);
-une difficulté à contrôler cette anxiété et à oublier ces soucis;
l'anxiété et les soucis sont associés à au moins trois des six symptômes suivants:agitation ou sensation d'être survolté ou à bout ;
-fatigabilité ;
-difficulté de concentration ou trous de mémoire ;
-irritabilité ;
-tension musculaire ;
-perturbation du sommeil et, en particulier, difficulté d'endormissement et/ou réveils nocturnes; (dûs à des idées noires qui agiraient inconciemment lors du sommeil)
-spasmes et douleurs au ventre pouvant parfois être très violents et récurrents ;
-perturbation de l'alimentation, due notemment aux maux de ventre et spasmes, pouvant (rarement) entraîner une déshydratation ;
-épuisement et fébrilité (si les troubles durent) laissant le champ libre à des maladies opportunistes telles que le rhume ou les états grippaux par exemple ;
Pour porter ce diagnostic, il faut s'assurer que cette anxiété n'est pas liée à un autre trouble anxieux et qu'elle entraîne une souffrance significative ou une altération du fonctionnement social (ou scolaire pour l'enfant).
Définition
La névrose d'angoisse est une affection psychiatrique de la famille des névroses, statistiquement plus fréquente chez la femme et chez les jeunes adultes, elle se caractérise par des manifestations physiques paroxystiques sur fond d'anxiété permanente. Les aspects psychologiques ou leurs équivalents somatiques sont nombreux et variés.
Les signes physiques sont prononcés : teint pâle, haletant, tachycardique, couverte de sueur, la personne est soit agitée, soit au contraire immobile, prostrée dans l'attente de la "catastrophe" imminente et fatale. Les symptômes sont alors : gêne respiratoire, constriction thoracique, vertiges, nausées, brouillard visuel, etc.
La crise s'arrête d'elle même au bout d'un temps variable (de quelques minutes ou plusieurs heures), peut être unique ou renouvelée, et peut s'accompagner d'une débâcle polyurique ou diarrhéique.
Les signes extérieurs d'une névrose d'angoisse et les risques de confusion avec d'autres affections
Devant un tableau anxieux, il est important de reconnaître une affectation organique qui pourrait être réelle. Au contraire, si il s'agit d'équivalents somatiques, il convient de reconnaître l'origine des manifestations, et impose donc un examen clinique, voire paraclinique, poussé...mais pas trop, pour ne pas renforcer l'impression de la personne qu'elle a une maladie physique importante.
La névrose d'angoisse n'est pas, et ne doit pas être confondue avec :
-Les névroses structurées : névrose phobique, hystérie, névrose obsessionnelle.
-L'angoisse schizophrénique : angoisse de dépersonnalisation et de néantisation, affectivité discordante, sentiment d'hostilité de l'ambiance.
-La mélancolie anxieuse.
Le traitement de fond Il vise avant tout à prévenir toute nouvelle attaque de panique et à réduire l'anxiété, l'angoisse de fond. Il est généralement basé sur deux paramètres, associés ou non:
-Une chimiothérapie anxiolytique (avec prudence)
-Les méthodes psychothérapiques :
-Les méthodes de relaxation
-La psychothérapie de soutien (écoute de la personne/ dédramatisation)
-La psychothérapie analytique, la psychothérapie de groupe, la narco-analyse sont parfois utilisées ou conseillées.
-La méthode Vittoz peut être une grande aide.
-La Thérapie cognitivo-comportementale fait de plus en plus la preuve de son efficacité dans les troubles anxieux
L'évolution de la névrose d'angoisse
Elle est variable selon les individus, irrégulière avec des phases de rémission et d'exacerbation selon les conditions de vie de la personne.
Facteurs d'aggravation:
Le stress
Le surmenage
L'abus d'excitants (café, stimulants...)
La consommation de boisson alcoolisée
Alors vous etes plutot du genre stressé ou super zen?? Et vous pensez quoi des gens stressés??
Espoir-et-vie